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12h de Spa : Victoire au sprint d'une course d'anthologie

Moins de 5 secondes d’écart au bout d’un tour d’horloge entre les vainqueurs et leurs valeureux dauphins : les 12 Heures de Spa 2010 resteront à coup sûr dans les annales tant les coups de théâtre s’y sont succédés à une cadence accélérée. Le mot de la fin est revenu à Steve Vanbellingen, Harry Stoeltie et un Ruben Maes survolté qui a offert la victoire au KS Motorsport en prenant la mesure d’Eric van de Poele au terme d’un rush étourdissant.

A une demi-heure de la fin, la course semble « pliée » : la Volvo S60 Silhouette à laquelle tous les observateurs prédisaient pourtant quelques maladies de jeunesse, tourne comme une horloge en tête du peloton. A son volant, Eric van de Poele assure le coup : avec 1.30 d’avance sur Ruben Maes, il peut voir venir, même si le jeune sociétaire du KS Motorsport aligne les tours « qualifs » aux commandes d’une BMW M3 chaussée de pneus neufs lors de son dernier pit-stop. Dans le stand Volvo, les visages commencent tout doucement à se décrisper, mais la course n’est pas finie…

Ultime rebondissement

Exact. Alors que le départ a été donné depuis 11h33, la safety-car remonte en piste pour permettre aux commissaires de dégager le BMW 132i de Julien Buffet bloquée à un endroit dangereux. L’écart entre les deux meneurs fond d’un coup puisqu’au restart, une quinzaine de secondes seulement séparent la BMW de la Volvo. « VDP » a beau donner tout ce qu’il peut, puiser dans ses réserves et faire parler son expérience, rien n’y fait : son jeune rival revient sur lui au rythme de 2 à 3 secondes à chaque boucle.

Alors que les leaders négocient pour l’avant-dernière fois la courbe de Blanchimont, Ruben porte son attaque et dépossède son aîné du maillot jaune. A ce moment, peut-être Eric songe-t-il aux 24 Heures de Spa 1992 qu’il a perdues aussi en vue du but… La hiérarchie ne change évidemment plus jusqu’au drapeau à damier que la BMW M3 croise avec un avantage infime mais suffisant.

Dans le camp suédois, la déception est à la mesure des espoirs nés d’une prestation exemplaire :

« Au départ, nous aurions signé des deux mains pour une 2e place mais au fil des heures, alors que l’auto tournait comme une horloge, nous nous sommes tous pris à rêver d’un exploit », explique Vincent Radermecker. « Tout se présentait idéalement jusqu’à cette ultime neutralisation… »

Et les autres ténors, que sont-ils devenus ? Premiers favoris frappés par le sort, Redant-Nilsson-Servais (les équipiers des futurs vainqueurs) ont vu leurs chances ruinées d’entrée de jeu par la perte d’une roue durant le tour de chauffe ; une fuite d’eau les a ensuite contraints à l’abandon. Dans le clan KIA, les trois Pro-Ceed ont connu leur lot de problèmes mécaniques : radio en rade et roue récalcitrante pour Moonens-Lémeret-Thiry, boîte cassée chez Stéveny-Dockerill et radiateur percé par une pierre pour Wauters-Van Hooydonk-Heylen, néanmoins repartis la fleur au fusil pour terminer en 13e position. Quant à la délégation Gomez Compétition, elle a pris la décision de quitter la scène après que deux des trois voitures aient perdu une roue.

TOP

Trophée de Bourgogne 2010

Le brouillard tardant à quitter la cuvette de Prenois, la direction de course décide de donner le départ de cette première confrontation derrière la safety-car qui reste en piste durant six tours, avant de lâcher la meute sous la conduite de la KIA pilotée par Werner Moonens. Sans doute trop impatient d’en découdre, Frédéric Bouvy (Renault) dépasse Vincent Radermecker (Volvo) avant d’avoir passé la ligne, ce qui lui vaut un drive through que le champion observe à son 10e passage, perdant du même coup le contact avec Steve Vanbellingen (BMW) qui s’est installé en tête avec autorité. Menant grand train, le pilote de la BMW M3 Silhouette du KS Motorsport creuse régulièrement l’écart sur un peloton emmené par Vincent Radermecker pourtant confronté à des soucis de boîte de vitesses :

« La sélection des rapports posait problème, je suis notamment passé de 3e en 2e alors que je voulais enclencher la 4e… »

Au fil des tours, Philippe Stéveny (KIA) se fait plus pressant et au 25e passage, il s’empare de la 2e place. On note à ce moment la superbe remontée de Kris Wauters (KIA) qui s’est élancé depuis la 17e position sur la grille et pointe au 4e échelon devant son équipier Werner Moonens, Frédéric Bouvy et… Jean-Pierre Van de Wauwer, impérial en T3 aux commandes de la Mitsubishi Evo 8. Werner Moonens est le premier des ténors à passer le relais à son ailier, il est suivi par Kris Wauters, Vincent Radermecker, Frédéric Bouvy, et les deux meneurs Steve Vanbellingen et Iain Dockerill qui rentrent ensemble au 33e tour. Au terme de la traditionnelle « valse » des pitstops, le classement est clairement favorable à la BMW de Vanbellingen-Maes qui compte 26 secondes d’avance sur la KIA de Stéveny-Dockerill ; on pointe ensuite la Volvo de Radermecker-van de Poele à 49 secondes, la KIA des frères Wauters à 57 secondes et la Renault de Bouvy-Verbist reléguée à plus d’une minute.

La seconde partie de cette manche initiale est marquée par la remontée en force de Koen Wauters qui prend d’abord la mesure d’Eric van de Poele avant de fondre sur Iain Dockerill qu’il dépasse au 43e passage. Cinq boucles plus tard, le quintuple vainqueur des 24 Heures de Spa fait de même pour installer la Volvo en 3e position et dès ce moment, la hiérarchie ne changera plus.

2e manche

Un fin crachin tombe sur Dijon à l’heure où les concurrents sont conviés sur la grille pour une deuxième manche de 90 minutes. Tous les favoris optent pour des pneus pluie… sauf François Verbist qui fait monter des slicks sur la Mégane : « J’ai fait un pari car je pensais que la météo allait évoluer dans le bon sens… Durant les premiers tours, j’ai roulé sur des œufs mais au bout d’un petit quart d’heure, j’ai compris que j’avais fait le bon choix. »

Effectivement, le début de course est pénible pour la Renault qui se maintient juste devant les T3 tandis que la KIA de Koen Wauters caracole en tête avant de céder le flambeau à la Volvo S60 d’Eric van de Poele : au 5e tour en effet, « VDP » a profité d’un tête-à-queue du chanteur de Clouseau pour installer la belle Suédoise au 1er rang et il augmente régulièrement son avance sur ses poursuivants.

Mais comme il le prévoyait, François Verbist peut hausser le rythme et au 10e passage, il est revenu dans les pare-chocs de Jérôme Thiry et Ruben Maes. Il n’en fait qu’une bouchée puis poursuit sa remontée, tournant 4 secondes plus vite que les autres ténors. Et au terme de la 22e boucle, la Renault prend la tête juste au moment où la Volvo rentre au stand pour y chausser quatre slicks.

Dès lors, la cause est entendue : malgré un drive through (dépassement sous drapeaux jaunes... alors que son équipier était toujours au volant) puis une intervention de la safety-car en fin de course, Frédéric Bouvy assure aisément une troisième victoire 2010 qui lui permet de consolider son leadership au championnat. La médaille d’argent semble promise à Steve Vanbellingen quand un tête-à-queue lors d’un duel avec Philippe Stéveny lui coûte de précieuses secondes; malgré un ultime rush, il échoue derrière Vincent Radermecker qui a tout donné pour conquérir une 2e place fêtée comme il se doit par le clan Volvo.

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Gordon Finest Race : Début de la Volvo S60

La course d'ouverture des Belgian Touring Car Series 2010 a vu la victoire de la Renault Mégane des champions en titre Frédéric Bouvy et Christian Kelders.

S'élançant depuis la pole position, le premier nommé a creusé un écart important durant son relais, repoussant son plus proche poursuivant Harry Stoeltie - le nouvel ailier de Steve Vanbellingen sur la BMW M3 - à près de 40 secondes. Christian Kelders a parfaitement achevé le travail.

Les places d’honneur sont revenues aux KIA Pro_Ceed de Philippe Stéveny-Iain Dockerill et Jérôme Thiry-Werner Moonens épargnés cette fois par les ennuis de boîte. La troisième Pro_Ceed a quitté la scène très vite, victime d'ennuis de moteur ; et Koen Wauters n’est pas près d’oublier son premier passage à la chicane Villeneuve quand il s’est retrouvé avec en mains … son volant détaché de la colonne de direction. Forcé de s’arrêter pour le refixer, le pilote KIA a vu défiler quasi tout le peloton avant de pouvoir repartir.

Les autres Silhouettes de pointe ont payé au prix fort leur... jeunesse, qu'il s'agisse de la Volvo S60de Vincent Radermacker confrontée à des soucis de gestion moteur, ou la GC10 ralentie par des problèmes électroniques. Les ténors de la classe T3 en ont profité, Tim Joosen-Christophe Pampel (BMW M3), Jean-Pierre Van de Wauwer-Alain Bader (Mitsubishi Evo 8) et Jeroen Den Boer-Leon Rijnbeeck (BMW 320d) menant successivement la danse avant de rentrer dans le rang pour laisser la victoire à Ronnie Latinne-Jean-Jacques Smits (VW Scirocco). Notons encore les succès d'Alexandre Viron-Laurent Richard (Touring Cup) en S2, de Xavier Stevens (Renault Clio) en T2 et bien entendu de Jacques Naniot-Christian Deridder (Toyota Yaris) seuls en lice en T1.

Ambiance à la chicane Villeneuve...

Plus chahutée, la seconde confrontation s’est clôturée sur le même verdict mais les lauréats ont attendu les dernières minutes pour porter l’estocade. Au départ, la KIA de Philippe Stéveny rentrait directement au stand pour y abandonner, victime d’un bris de moteur. Quant à Pierre-Yves Corthals, il s’offrait un tout-droit de grand garçon au freinage du premier gauche mais pouvait reprendre la ronde, au contraire d’Alain Bader dont la Mitsubishi s’arrêtait définitivement au bout de la première boucle. Parti en tête, Steve Vanbellingen ne pouvait se défaire de l’emprise d’un Jérôme Thiry en grande forme qui prenait d’ailleurs l’avantage au 4e passage. Le pilote KIA se détachait irrésistiblement tandis que son rival baissait nettement la cadence avant de renoncer, victime d’une fuite d’huile.

Cet abandon profitait à Eric van de Poele qui hissait la nouvelle Volvo S60 au 2e rang durant… quelques instants, avant de se faire surprendre au freinage de la chicane Villeneuve : « Une incompréhension avec un concurrent plus lent… Je me suis retrouvé dans le bac à gravier et il m’a fallu près de 6 minutes pour en sortir. » Repartie au fin fond du classement, la Silhouette suédoise remontait grand train pour revenir dans le top 10 final, confirmant ainsi un potentiel qui devrait s’exprimer pleinement à Dijon.Vincent Radermecker et Eric van de Poele terminaient leur remontée au 9e rang, précédant Stephan Polderman lauréat en T2.

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Olivier Muytjens : "KS Motorsport aurait pu placer ses deux BMW sur le podium !"

Comme il en a désormais pris l’excellente habitude, Olivier Muytjens donne la priorité à un programme à la carte dans le cadre de ses activités sportives. Et parmi les épreuves retenant logiquement son attention, il y avait les 12 Heures de Spa, sommet de la saison des Belgian Touring Car Series. Un rendez-vous que le jeune loup originaire de Moresnet a préparé avec minutie, en intégrant la redoutable formation KS Motorsport managée par Steve Vanbellingen et Koen Leyssens. Une équipe alignant deux excellentes BMW M3 Silhouette dans la classe S1 de la compétition…

"Dès les séances d’essais, il s’agissait pour moi d’appréhender le pilotage de la BMW Silhouette KS", raconte Olivier. "A dire vrai, cette voiture n’est guère différente de la Ford Mondeo Silhouette avec laquelle j’ai été sacré champion de Belgique par le passé. En quelques tours à peine, j’ai saisi les subtilités de ce superbe bolide, et j’ai pu hausser le ton…"

Après avoir affiné le set-up de la M3 Silhouette #21, Olivier passait à l’action lors des essais qualificatifs, signant un excellent 6ème chrono absolu, à une demi-seconde seulement de Ruben Maes, au volant de l’autre voiture du team… à la différence près que Maes pilote cette auto depuis le début de la saison.

"La M3 Silhouette a un comportement neutre, impeccable, qui me convient parfaitement", poursuit Olivier. "Je n’ai donc pas eu à forcer sur la mécanique pour signer ce temps. Par contre, une demi-heure avant le départ de la course, samedi sur le coup de 15 heures, il a commencé à pleuvoir très fort, et comme j’avais été désigné pour effectuer un premier long relais, la tâche promettait de ne pas être simple…"

Deux heures durant, Muytjens allait faire preuve d’une maestria peu commune, alors que d’autres pilotes capés, dont l’un de ses équipiers sur l’autre voiture du team, partaient à la faute. "J’allais vite, tout en conservant une soupape de sécurité afin de ne pas sortir", analyse le pilote.

"Finalement, j’ai accompli un double relais, et lorsque j’ai cédé le volant à Bert Redant, on était en 2ème position à la régulière. Pour couronner ce début de course exceptionnel, nous avons même été leaders…"

Hélas, un bris de cardan brisait l’élan de la #21 alors que le troisième pilote de l’équipe, Werner Moonens, était au volant. Retombée en 20ème position après 36 minutes d’arrêt, la BMW KS Motorsport entreprenait une gigantesque remontée vers le top 5… avant qu’un accrochage n’annihile les efforts des pilotes et du team !

"Au virage Paul Frère, une Jaguar est venue percuter ma roue arrière gauche avec sa roue avant droite, et une pièce de suspension a cassé ! C’est stupide, car dans une course aussi longue, c’est exactement ce genre d’approximation qu’il faut éviter. J’avoue que je n’ai pas compris où ce pilote voulait en venir…" Résultat : 19 nouvelles minutes envolées, et un ultime rush final pour cueillir la 8ème place du classement général, soit le 4ème rang en classe S1. "Résultat forcément frustrant, car on avait clairement une voiture pour jouer le podium final", enchaîne Olivier. "Une fois encore, la chance nous a quelque peu tourné le dos. Mais l’expérience a été enrichissante, et je dois souligner le professionnalisme de l’équipe KS Motorsport, qui ne laisse rien au hasard. Il est agréable de rouler dans de telles conditions…"

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Francorchampagne 2008

En triomphant dans la seconde course après avoir marqué des points importants dans la première, Frédéric Bouvy est le grand bénéficiaire du Francorchampagne : le pilote de la Renault Mégane creuse l’écart au championnat avant l’ultime rendez-vous fixé à Zolder. De ce week-end ardennais, on retiendra également la performance d’ensemble signée par le Chad Racing dont les deux équipages ont été conviés sur le podium à deux reprises.



Avec Philippe Stéveny et Steve Vanbellingen aux avant-postes, l’explication s’annonce de toute beauté dans la première manche. Et ce n’est pas l’entrée en piste de la Safety Car – après la sortie de Mirko Van Campenhout au Raidillon – qui va ralentir leur élan : dès le restart, le pilote de la Peugeot et le champion en titre entament une bagarre d’anthologie à laquelle vient se mêler Frédéric Bouvy revenu de l’arrière à grandes enjambées (il s’est élancé depuis la 24ème place sur la grille pour avoir dépassé le temps pivot aux essais).



Tous les ingrédients sont réunis pour un spectacle haut de gamme qui va durer une bonne dizaine de boucles : entre la 407, la M3 et la Mégane, l’écart dépasse rarement les deux secondes et l’ordre évolue sans cesse, c’est la course comme on l’aime ! Derrière ce trio infernal, Werner Van Herck maintient longtemps la Mazda RX8 Silhouette au 4ème rang mais il perd peu à peu du terrain au moment de céder le volant à Stéphane Lémeret. Reparti le couteau entre les dents, le journaliste-pilote fait mine de revenir sur le groupe de tête avant que des ratés moteur ne freinent son élan puis le forcent à renoncer.



Au 16ème passage, Frédéric Bouvy passe le relais à son équipier, Christian Kelders. Les deux autres leaders l’imitent un peu plus tard et grâce à un pit-stop plus rapide, la BMW pilotée désormais par Bert Redant repart avec un léger avantage sur la Peugeot du jeune Anglais Jonathan Coleman. Quant à Christian Kelders, il doit surtout surveiller ses rétroviseurs car une double menace se précise : Nicolas De Crem et Nigel Greensall reviennent à bride abattue vers les premières loges rangs, malgré un Drive Through pour dépassement du temps-pivot (les deux hommes ont signé le même chrono au millième de seconde près).



Aux deux tiers de la distance, Bert Redant croit tenir le bon bout : il compte une grosse seconde d’avance sur son rival britannique et aligne les tours avec une belle régularité. Cependant, Jonathan Coleman a bien caché son jeu ; il commence par se rapprocher du leader avant de profiter de la première opportunité pour s’installer en tête : "Redant a viré un peu large à la Source et je me suis glissé à l’intérieur", racontera-t-il à l’arrivée. Dès ce moment, l’affaire est entendue, le jeune Britannique ne commet pas la moindre erreur et entame de la plus belle manière sa collaboration avec un Philippe Stéveny évidemment comblé par ce verdict : "Une pole position, une belle bagarre avec Steve et Fred et la victoire en compagnie d’un équipier aussi sympa que rapide, que vouloir de plus ?"



Bert Redant décroche la médaille d’argent devant… Nigel Greensall sorti vainqueur de son duel avec Nicolas De Crem, les deux hommes ayant repoussé Christian Kelders au 5ème rang. On pointe ensuite René Franchi, lui aussi ravi de la performance de la Jaguar qu’il partage avec Jean-Pierre Vannerum, puis le tandem Jean-Claude Meert-Armand Fumal lauréat en S2 devant les Français Kevin Morel-Arnaud Gomez et Armand Essers.



Le top 10 est complété par Tim Joosen et Christophe Pampel (BMW M3) qui héritent in extremis de la victoire en T3 quand Pierre-Yves Rosoux (SEAT Leon) doit rentrer au stand pour enfourner quelques litres d’essence : "Moi aussi j’étais à la limite de la panne sèche dans le dernier passage à la chicane", précise cependant Christophe Pampel. En T2, les Honda Civic du team Objectif 2.30 signent le doublé – Benoît Galand-Chrisiophe Geoffroy devant Bernard André-Alex De Vits – et la marque japonaise triomphe également en T1 grâce à Patrick Byloos et Kris Van Kelst.



Bonne affaire pour "Fredbull"



Changement important dans la composition de l’équipage de la Touring Cup n°10 au départ de la seconde joute : Maxime Soulet est au volant en lieu et place d’Armand Fumal qui ne s’estime pas en condition optimale pour défendre ses chances.



Dès le passage des feux au vert, les deux pilotes du KS Motorsport installent les BMW à l’avant du peloton mais ils doivent compter avec un Nigel Greensall bien décidé à offrir le doublé au Chad Racing. Bert Redant ne l’entend pas de cette oreille, il rend coup pour coup à son rival anglais jusqu’au 8ème passage dans le Raidillon quand la belle M3 Silhouette file droit dans le mur de pneus : "Amortisseur arrière droit cassé, comme Steve Vanbellingen aux 12 Heures !"



Une nouvelle fois, la Safety Car neutralise les débats et au restart, Nigel Greensall se montre le plus vif pour conserver l’avantage sur Nicolas De Crem et Jonathan Coleman. On note à ce moment que le passage de relais s’effectue très tôt dans le clan Renault où l’arrêt dure 1'21". Les autres ténors vont se montrer moins performants dans cet exercice de haute voltige, les pilotes des deux Peugeot 407 y perdant notamment une vingtaine de secondes qui pèseront lourd dans la balance.



A l’heure des comptes après les changements de pilotes, Werner Moonens mène la danse mais Frédéric Bouvy n’est qu’à 3 longueurs. Et au 21ème passage, la Renault du Delahaye Racing prend la direction des opérations pour filer vers une victoire synonyme d’excellente opération pour "Fredbull" au championnat.



Dans son sillage, Iain Dockerill signe une excellente fin de course récompensée par une médaille d’argent qui lui permet d’entretenir un (mince) espoir de coiffer la couronne. Philippe Stéveny complète le beau tir groupé du Chad Racing en délogeant Werner Moonens de sa 3ème place dans l’avant-dernier tour. Arnaud Gomez vient ensuite et sa 5ème position – agrémentée de la victoire en S2 après un beau duel avec Jean-Claude Meert – permet également à son équipier Kevin Morel de rester dans la course au titre. Pierre-Yves Rosoux s’impose cette fois en T3 tandis que c’est au tour de Bernard André et Alexandre De Vits de faire briller en T2 des couleurs Honda toujours à l’honneur dans la petite classe avec Patrick Bylos et Kris Van Kelst.

Com & Vincent Franssen

Classements

BTCS / Francorchampagne / Race 1

  1. Stéveny-Coleman (Peugeot 407 Silhouette), 32 tours
  2. Vanbellingen-Redant (BMW M3 Silhouette) à 06.193
  3. Dockerill-Greensall (Peugeot 407 Silhouette) à 15.459
  4. De Crem-Moonens (BMW M3 Silhouette) à 18.967
  5. Bouvy-Kelders (Renault Mégane) à 51.101
  6. Franchi-Vannerum (Jaguar X-Type Silhouette) à 1 tour
  7. Meert-Fumal-Soulet (Touring Cup), 1ers en S2
  8. Morel-Gomez (Touring Cup)
  9. Essers (Touring Cup)
  10. PAmpel-Joosen (BMW M3), 1ers en T3…
  11. Galand-Geoffroy (Honda Civic), 1ers en T2…
  12. Byloos-Van Kelst (Honda Civic), à 4 tours, 1ers en T1


BTCS / Francorchampagne / Race 2


  1. Bouvy-Kelders (Renault Mégane) 33 tours
  2. Dockerill-Greensall (Peugeot 407 Silhouette) à 02.534
  3. Stéveny-Coleman (Peugeot 407 Silhouette) à 32.552
  4. Moonens-De Crem (BMW M3 Silhouette) à 33.319
  5. Morel-Gomez (Touring Cup) à 1 tour, 1ers en S2
  6. Meert-Fumal-Soulet (Touring Cup)
  7. Franchi-Vannerum (Jaguar X-Type Silhouette)
  8. Rosoux (SEAT Leon), 1er en T3
  9. Pampel-Joosen (BMW M3)
  10. Essers (Touring Cup)…
  11. André-De Vits (Honda Civic) à 2 tours, 1ers en T2…
  12. Byloos-Van Kelst (Honda Civic) à 5 tours, 1ers en T1

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feu d'artifice à Zolder pour cloturer 2008 !

Au terme de soixante minutes d’une course hyper animée, Fred Bouvy a coiffé ce samedi le titre de champion des Belgian Touring Car Series 2008. Pouvant se contenter de gérer cette première manche programmée à Zolder dans le cadre du meeting FIA-GT, Bouvy, qui partageait le volant de sa Renault Mégane Trophy, s’est a assuré la couronne en montant sur la plus haute marche du podium.

Longtemps pourtant, l’on a cru la victoire promise à la Mazda RX-8 Silhouette de Lémeret-Van Herck qui pointait en tête après la salve des ravitaillements, mais une fois encore, c’est la mécanique (bris de boîte de vitesses) qui a eu raison des espoirs du duo aligné par le Thierry Boutsen Energy Racing.

Bouvy et Kelders s’imposent donc devant la paire Vanbellingen-Redant et le tandem Greensall-Dockerill. En S2, la lutte a été intense entre Corthals-Meert et Morel-Gomez, la monture du clan SMR croisant la lignée d’arrivée au 4e rang final, avec un maigre avantage sur l’équipage du clan Gomez.

En s’imposant dans la dernière manche des Belgian Touring Car Series 2008, Steve Vanbellingen et Bert Redant ont fait coup double : ils permettent au KS Motorsport de terminer la saison sur un coup d’éclat et s’emparent de la médaille de bronze au championnat derrière Frédéric Bouvy, titré depuis la veille, et Kevin Morel dont la première campagne belge a marqué les esprits.

Un équipage de pointe manque à l’appel lorsque les concurrents des BTCS prennent place sur la grille pour la seconde confrontation : c’est en effet le couple conique de la Mazda RX8 Silhouette qui a cédé la veille et la réparation s’avérant impossible sur place, Stéphane Lémeret et Werner Van Herck ne peuvent défendre leurs chances.

Steve Vanbellingen par contre est là, et bien là : le champion 2007 entend clôturer en beauté une année où la chance ne l’a pas toujours aidé et dès le départ, il imprime un rythme très élevé aux débats. Derrière le pilote de la BMW, Fabrice Warroquiers signe un début de course de toute beauté au volant de la Jaguar, croisant le fer avec Iain Dockerill (Peugeot), Christian Kelders (Renault) et Michael Schmetz d’emblée leader en classe S2.

La situation ne va guère évoluer jusqu’aux pitstops au terme desquels Bert Redant se retrouve solide leader : « Steve avait fait tout le travail en creusant un net écart et il me restait à rejoindre l’arrivée sans faire d’erreur, une mission assez aisée car je ne ressentais aucune pression », expliquera à l’arrivée le pilote de la BMW n°1.

Derrière par contre, la guigne guette à nouveau les sociétaires du Chad Racing contraints à l’abandon à 20 bonnes minutes de l’arrivée quand le moteur de la Peugeot rend l’âme. Autre malchanceux, l’Italien Mirco Savoldi appelé en renfort sur la SEAT par ses compatriotes Guido Buratti et Guiliano Bottazzi renonce en vue du but, sans avoir pu toutefois menacer vraiment Pierre-Yves Rosoux – lui aussi sur SEAT – pour le titre en classe T3.

Le dernier drapeau à damier 2008 salue une victoire de Steve Vanbellingen et Bert Redant qui s’emparent in extremis de la 3e place au championnat : « Ce succès fait oublier les soucis que nous avons connus ce week-end », note Koen Leyssens le team- manager de KS. Frédéric Bouvy et Christian Kelders offrent un nouveau podium à la Renault tandis que le top 3 est complété par Michael Schmetz, impérial dans une classe S2 où le titre échoit au Français Kevin Morel devant le duo Streetmachine, Jean-Claude Meert et Armand Fumal.

Au tableau d’honneur de cette ultime confrontation, on trouve encore Fabrice Warroquiers et René Franchi bien dans le coup au volant de la Jaguar X-Type Silhouette, Christophe Pampel et Tim Joosen lauréats en T3 sur leur BMW ainsi que Bernard André et Alexandre De Vits qui font honneur à la couronne T2 conquise la veille.

Conclue sous un superbe soleil d’automne, cette course consacre les champions 2008 : outre Frédéric Bouvy (classement absolu et S1), ils ont (officieusement…) pour noms Kevin Morel (S2), Pierre-Yves Rosoux (T3), Bernard André et Alexandre De Vits (T2), et Serge De Beil et Franky Huybrechts (T1), sans oublier Thierry Martinez (S3) dont la petite Emma s’est montrée fort à l’aise à Zolder. (Comm./Th.B)

Course 1 :

  1. Bouvy-Kelders (Renault Mégane Trophy) 34 tours en 1h01.14.623
  2. Vanbellingen-Redant (BMW M3 Silhouette) à 03.569
  3. Dockerill-Greensall (Peugeot 407 Silhouette) à 28.450
  4. Meert-Fumal-Corthals (Touring Cup) à 1 tour, 1ers en S2
  5. Morel-Gomez (Touring Cup) ; 6. Schmetz (Touring Cup)
  6. Franchi-Warroquiers (Jaguar X-Type Silhouette)
  7. Rosoux (SEAT Leon), 1er T3 ; 9. Pampel-Joosen (BMW M3)

Course 2 :

  1. Vanbellingen-Redant (BMW M3 Silhouette), 36 tours en 1h00.02.222
  2. Bouvy-Kelders (Renault Mégane Trophy) à 22.575
  3. Schmetz (Touring Cup) à 1 tour, 1er en S2
  4. Morel-Gomez (Touring Cup)
  5. Franchi-Warroquiers (Jaguar X-Type Silhouette)
  6. Meert-Fumal-Corthals (Touring Cup)
  7. Pampel-Joosen (BMW M3), 1ers en T3

Championnat :

  1. Bouvy 169,5 pts
  2. Morel 135
  3. Vanbellingen-Redant
  4. 4. Dockerill-Greensall
  5. 5. Meert-Fumal 110
  6. Kelders 98
  7. De Crem-Moonens
  8. 8. Stéveny 77
  9. Gomez 75
  10. Franchi 65

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Peugeot et BMW se partagent les lauriers à Spa !

Les amateurs de coups de théâtre ont été gâtés durant les deux courses des Belgian Touring Car Series disputées en prologue des 25 Heures VW Fun Cup. Les Anglais Greensall et Dockerill ont décroché leur première victoire sur la Peugeot 407, tandis que Vanbellingen et Redant ont soufflé le froid puis le chaud, s’imposant en seconde manche après avoir connu de gros soucis dans la première. Quant à Frédéric Bouvy, associé cette fois à Christian Kelders, il a repris le commandement du championnat.

Alors que la Mazda RX-8 de Stéphane Lémeret et la Peugeot 407 de Iain Dockerill entament un duel très serré dès le départ de la confrontation initiale, le passage aux Combes est fort bousculé : un accrochage avec la Peugeot de Philippe Stéveny élimine la BMW de Bert Redant et quelques instants plus tard, ce sont la Seat de Ian Gepts, la Honda de Christophe Daerden et la BMW de Marc Raymaekers qui restent sur le carreau.

Le peloton se range derrière la Safety Car qui libère la meute juste avant l’ouverture de la « fenêtre » des pit-stops. D’emblée, les deux meneurs reprennent leur explication tandis que Christian Kelders découvre le pilotage de la Renault Mégane lauréate des 12 Heures… et se paie une sérieuse frayeur à la sortie de Blanchimont, un tête à queue au terme duquel il éprouve quelque peine à repartir : "Pas évidente à manier, cette boîte de vitesses à palettes au volant", expliquera-t-il à l’arrivée.

Peu après les changements de pilotes, une invitée que personne n’espérait débarque à Francorchamps : la pluie ! Les cartes sont redistribuées car si plusieurs pilotes choisissent de rester en piste chaussés de slicks, d’autres rentrent pour faire monter des enveloppes pluie. Tel est le cas de Werner Van Herck (Mazda) qui effectue un rapide passage au stand ; Nigel Greensall, qui a relayé son ami Iain Dockerill sur la 407, choisit l’autre option, il reste en piste et prend un avantage déterminant.

Derrière le véloce Anglais, Ludovic Sougnez signe un festival au volant de la Touring Cup de Gomez Compétition qu’il partage avec le leader du championnat, le Français Kevin Morel. Pointé au 2ème rang, le jeune Liégeois a également gardé les pneus "secs" et il évolue sur un rythme que peu d’autres pilotes peuvent suivre.

Au terme de 60 minutes de sprint, Nigel Greensall et Iain Dockerill offrent à la Peugeot 407 Silhouette du Chad Racing une première victoire à la saveur toute particulière : "Quelle course géniale", s’exclame le premier nommé à sa descente du podium. "Sous la pluie, je me suis régalé, c’était holiday on ice. Pour le team, ce succès tombe à pic car il récompense tout le travail effectué sur les 407 Silhouette."

Le tandem Morel-Sougnez conserve jusqu’au bout sa superbe médaille d’argent tandis que Frédéric Bouvy signe une remontée météorique jusqu’à la 3ème place, marquant des points précieux au championnat. On pointe ensuite la Mazda RX-8 de Lémeret-Van Herck, la BMW M3 de Fontaine-Servais, la Touring Cup de Meert-Fumal et la Honda Civic de Galand-Geoffroy, victorieuse en T2 après avoir été pour une fois épargnée par la guigne. Les autres succès de classe reviennent à la BMW M3 de Reynaerts-Philippart (T3) qui fête de la plus belle manière ses débuts en BTCS, et à la Honda Civic de De Beil-Huybrechts (T1).

La revanche de Vanbellingen-Redant

L’avis de la direction de course au départ de la seconde manche est éloquent : Wet Race, la pluie est donc au rendez-vous et Ludovic Sougnez, encore lui, en profite pour signer un premier tour d’anthologie. Non seulement il prend la direction des opérations mais parvient à résister jusqu’à Blanchimont aux assauts que lui porte Nigel Greensall : "Là, il a fait parler la puissance de sa Peugeot et je n’ai rien pu faire, mais j’ai continué à mener la vie dure aux autres pilotes de Silhouettes S1…"

Après avoir pris la mesure de Ludo Sougnez, Werner Van Herck s’installe au 2ème rang mais faiblit en fin de relais, quand la belle Mazda RX-8 connaît ses premiers soucis de boîte de vitesses. La pluie a cessé et au fil des tours, la trajectoire s’assèche pour le plus grand bonheur de Christian Kelders qui a succédé à Fred Bouvy au volant de la Renault et se retrouve en tête après les pit-stops. Il voit cependant grandir rapidement la menace Bert Redant, très en verve au volant de la BMW que le champion en titre Steve Vanbellingen avait hissée à la 2ème place durant son relais.

Au 15ème tour, le maillot jaune change d’épaules et le pilote du KS Motorsport file vers un succès qu’un certain Iain Dockerill veut pourtant lui contester jusqu’au bout. Après avoir aussi passé Christian Kelders, le Britannique remonte à bride abattue sur le meneur mais il échoue finalement à 2 secondes : "Il m’a manqué un tour", regrette-t-il…. avec un large sourire en sortant de voiture. En fait, Bert Redant ne s’est jamais senti réellement en danger : "J’étais tenu au courant de l’écart par le stand et je gérais parfaitement la situation. Je voulais à tout prix offrir cette victoire aux gars du team qui avaient encore travaillé comme des fous entre les deux manches pour réparer les dégâts de carrosserie à ma voiture et remplacer le différentiel sur celle de Nicolas De Crem et Werner Moonens."

La seconde 407 du Chad Racing décroche la 4ème place devant la M3 de Moonens-De Crem et la Touring Cup de Morel-Sougnez qui hérite in extremis de la victoire en S2 grâce à la panne mécanique dont sont victimes Meert-Fumal en vue de l’arrivée !

La classe T3 revient à la Seat des Italiens Buratti-Pedon-Pedon qui précède d’un échelon au classement général la Honda de Galand-Geoffroy, à nouveau victorieuse en T2. Enfin, De Beil-Huybrechts signent le doublé en T1 où ils sont d’ailleurs les seuls à rejoindre l’arrivée.

Au championnat, Frédéric Bouvy reprend le commandement devant Kevin Morel tandis que Jean-Claude Meert et Armand Fumal occupent la 3ème position. Les sociétaires du Chad Racing profitent de leur super week-end pour dépasser les deux équipages du KS Motorsport, Moonens-De Crem et Vanbellingen-Redant.

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12h de Spa BTCS 2008

Quand les lièvres se montrent endurants, ils sont… difficiles à battre. Malgré quelques moments chauds, les deux Silhouettes pointées aux premiers rangs sur la grille de départ ont été les seules de la classe S1 à rejoindre l’arrivée d’une édition des 12 Heures marquée par une impressionnante cascade d’abandons.

Dans ce duo, la Renault Mégane lauréate en 2007 s’est montrée la plus constante et elle l’a emporté, permettant à Frédéric Bouvy et David Loix – deux "habitués" des succès aux 12 Heures – de partager de superbes lauriers avec leur équipière Vanina Ickx. La Peugeot 407 de Dockeril-Greensall a terminé 5ème au milieu d’un groupe où les Touring Cup ont tiré un splendide feu d’artifice en compagnie de berlines T3 qu’on n’attendait pas à pareille fête. Enfin, on soulignera le doublé des Honda Civic en T2 et T1, les pilotes des voitures japonaises signant en plus un probant résultat au classement absolu.

Cinquièmes du nom, les 12 Heures de Spa 2008 peuvent être divisées en deux parties presque égales. Si la fin fut assez calme, la première moitié de la course avait été marquée par une succession de rebondissements frappant la plupart des candidats à la victoire.

Cascade d’abandons

En fait, les incidents se sont succédés à une cadence accélérée dès les premières heures animées par un beau duel entre le poleman Nigel Greensall (Peugeot 407 Silhouette) et son plus proche rival Frédéric Bouvy (Renault Mégane). La liste des incidents est éloquente : bris de moteur pour Eric Qvick (BMW), Frédéric Schmit (BMW), Vincent Radermecker (Volvo Bioéthanol), René Franchi (Jaguar) ainsi que pour le leader des BTCS Nicolas De Crem (BMW) contraint à l’abandon après 2h35 de course. D’autres ténors ont un peu plus de chance, parvenant à poursuivre leur route malgré de gros soucis : courroie d’alternateur puis pompe à essence sur la Mazda RX-8 de Lémeret-Van Herck-Baguette, commande de gaz sur la Jaguar de Duez-Thiry-Sougnez-Verdonck, bris de suspension pour la BMW de Vanbellingen-Redant-Maes et la Touring Cup de Fumal-Meert-Corthals-Soulet (ce dernier avait rejoint Francorchamps en dernière minute).

Derrière le tandem de tête, les meilleures Touring Cup pointent très tôt le bout du nez, Morel-Gomez-Lasserre et Van Impe-Roossens-Leenders-Baugnée tenant le rythme de Stéveny-Hartshorne-Lefort (Peugeot 406 Silhouette) et des Hollandais Den Boer-Bergmans sur une étonnante BMW 1.20d. La situation s’éclaircit encore au 51ème tour quand la Peugeot de Nigel Greensall s’arrête le long du rail à hauteur du raccordement, victime d’un bris de courroie de pompe à huile. Remorquée jusqu’à son stand, la belle 407 perd huit tours et dégringole au-delà de la 20ème place.

Et ce n’est pas le dernier coup de théâtre, loin de là. Peu après la 5ème heure, David Loix alors au volant de la Renault de tête ne peut éviter un concurrent en perdition à la chicane : "Etant revenu sur un trio de petites autos, j’ai respecté les consignes de prudence donnée par le team en restant derrière… mais l’un des pilotes a perdu le contrôle de sa monture qui est partie en tête à queue avant de heurter ma Mégane de face. J’ai eu la chance de pouvoir emprunter la pitlane et de rentrer directement au stand où les gars du Delahaye Racing ont abattu un boulot formidable. Mais au moment de l’accrochage, j’ai bien cru que tout était perdu, redoutant notamment que le radiateur ait pris un trop mauvais coup…"

Une confiance bien placée

L’addition est cependant lourde : 10 tours perdus et un recul jusqu’au 7ème rang du classement emmené par Hardman-Leventis-Vann dont la BMW M3 "conventionnelle" devance les Silhouettes. Leaders au classement publié après 6 heures de ronde, les trois brillants pilotes anglais ne vont cependant pas savourer ce bonheur très longtemps : moteur out, la BMW cède le maillot jaune à la Peugeot 406 Silhouette que Philippe Stéveny et Christian Lefort partagent avec l’Anglais John Harsthorne. Cet intérim dure une vingtaine de minutes, puis un nouveau changement est enregistré avec l’accession de la… BMW 1.20d des Hollandais Jeroen Den Boer et Rob Bergmans à la 1ère place.

Une Diesel en tête ! Les 12 Heures vont-elles prendre un parfum de 24 Heures du Mans ? Non car l’intermède est également très bref, quatre tours avant que la Renault menée tambour battant par Vanina Ickx ne reprenne définitivement son bien. Les sociétaires du Delahaye Racing Team peuvent alors pousser un soupir de soulagement : Nigel Greensall revenu très près s’arrête à nouveau, victime d’ennuis de sa boîte.

Dès ce moment, la cause est entendue. La Renault glane un nouveau succès qui va droit au cœur d’une Vanina Ickx absolument radieuse :

"Jusqu’ici, on ne m’avait pas souvent appelé pour prendre le volant d’une voiture visant clairement la gagne. J’étais donc fière de la confiance que le team plaçait en moi… et je suis encore plus fière d’avoir été à la hauteur. Frédéric m’avait bien expliqué le fonctionnement de cette Mégane vraiment très sympa à conduire et malgré la chaleur intense qui régnait dans l’habitacle, je me suis vraiment bien amusée."

Morel en tête du championnat

Derrière la voiture française, les Touring Cup signent un impressionnant tir groupé. En hissant la voiture du Gomez Compétition en 2ème position avec Arnaud Gomez et Lucas Lasserre, le Français Kevin Morel s’installe en tête du championnat : "Et dire que j’avais disputé la première course à Zolder presque par hasard ! Mais là, je vais tout faire pour défendre mes chances jusqu’au bout."

Patrick Van Impe, Eric Roossens, Michael Leenders et le revenant Etienne Baugnée s’offrent un superbe podium sur la Touring Cup #12, leurs équipiers au sein du team Street Machine (Meert-Fumal-Corthals-Soulet) finissant pour leur part 8èmes au terme d’une remontée musclée (ils étaient 43èmes après 3 heures en raison de deux bris de suspension et d’un changement de cardans).

Leur superbe régularité permet aux Hollandais Den Boer-Bergmans de décrocher un top 4 (malgré un train avant très fatigué en fin de parcours) tandis que les Italiens Buratti-Bottazzi-Pedon-Pedon et les Belges Rosoux-Gepts confirment le potentiel de la Seat Leon dans les efforts de longue durée ; leur résultat d’ensemble aurait été plus probant encore sans les soucis de boîte ayant frappé les seconds nommés en début d’après-midi. Montrant une ténacité toute britannique, Iain Dockerill et Nigel Greensall franchissent la ligne en 5ème position, une joie refusée aux autres équipages de pointe (boîte cassée pour Vanbellingen-Redant-Maes, Fontaine-Servais-Feltes et Thiry-Duez-Sougnez-Verdonck, arrivée d’essence chez Lémeret-Van Herck-Baguette).

Enfin, les Honda Civic réussissent le doublé dans les classes T1 et T2. Si le succès de Byloos-Van Kelst en 1600cc s’est dessiné dès la mi-course, André-De Vits-Massart ont dû puiser dans leurs réserves pour l’emporter. Ayant livré un superbe duel à Smits-Cleynhens-Huart (Opel Astra) dans la première moitié de l’épreuve, l’avocat liégeois et ses deux équipiers s’étaient hissés au 6ème rang absolu quand des soucis de capteur puis de… portière leur ont donné des sueurs froides peu après minuit. Heureusement, tout est rentré dans l’ordre pour leur permettre de rallier l’arrivée sans encombre devant Delrez-Naveaux-Lequeux (Renault Clio Allure Team) dont la constance a fait merveille.

Classement final :

  1. Bouvy-Ickx-Loix (Renault Mégane Trophy) 250 tours ;
  2. Morel-Gomez-Lasserre (Touring Cup) à 6 tours, 1ers en S2 ;
  3. Van Impe-Roossens-Leenders-Baugnée (Touring Cup) à 9 tours ;
  4. Den Boer-Bergmans (BMW 120d) à 10 tours, 1ers en T3 ;
  5. Dockerill-Greensall (Peugeot 407 Silhouette) à 12 tours ;
  6. Buratti-Bottazzi-Pedon-Pedon (SEAT Leon) ;
  7. Rosoux-Gepts (SEAT Leon) à 18 tours ;
  8. Meert-Fumal-Corthals-Soulet (Touring Cup) ;
  9. André-De Vits-Massart (Honda Civic) à 19 tours, 1ers en T2 ;
  10. Delrez-Naveaux-Lequeux (Renault Clio) à 21 tours ;
  11. De Latre du Bousqueau-Roustan-Gabarron (Touring Cup)
  12. Hopchet-Grutman-Meulders (SEAT Leon) à 24 tours ;
  13. Galand-Geoffroy-Hein (Honda Civic) à 25 tours ;
  14. Heurckmans-Plennevaux-Katsers (Alfa Romeo 156) ;
  15. Daerden-De Graef-Dupacq (Honda Civic) ;
  16. Parsons-Legrand-Capocci-Minette (Mini Cooper S) à 27 tours ;
  17. Ubeda-Schmook-Bader (Renault Clio) ;
  18. Voet-Van den Broeck-Grignard (Renault Clio) à 30 tours ;
  19. Essers-Lippens-Dermont (Touring Cup) à 31 tours ;
  20. Borrerio-Rossetto-Lovato (BMW 330d) ;
  21. Smits-Cleynhens-Huart (Opel Astra)
  22. Byloos-Van Kelst (Honda Civic) à 31 tours, 1ers en T1 ;
  23. Buffet-Buffet-Jamar (BMW 130i) à 39 tours ;
  24. Svensson-Beulen (Toyota Yaris) à 40 tours ;
  25. Willems-Breukers (SEAT Leon) ;
  26. (...)

Tour le plus rapide : 2.30.160 par Ludovic Sougnez (Jaguar X-Type Silhouette)

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Nordicar BTCS 2008 :: Green Power !

De retour en BTCS, le NORDICAR Racing Team alignera une VOLVO S60 roulant au E85.

Fernand Neri, le propriétaire du Team, nous confie :

"Le projet était en gestation depuis de longs mois. Le point de départ était le développement d’une alternative aux carburants traditionnels avec des objectifs d’écologie et de compétitivité. La marque VOLVO dispose d’une gamme complète Flexifuel pour ses véhicules de série. Le bioéthanol s’est donc naturellement imposé à nous. Il s’agit pourtant d’un vrai défi éco-technologique vu le niveau de contrainte élevé lié à la compétition et le peu d’information disponible. Après avoir obtenu, au mois de mars, les autorisations nécessaires auprès des différentes instances, il était plus que temps de passer à la phase de réalisation afin d’être présent aux 12H. "

Après avoir effectué ses premiers tours de roue avec la Volvo la semaine passée à Spa, Vincent Radermecker est très enthousiaste :

"La voiture s’est comportée comme nous l’attendions. Avec l’utilisation du E85, le rendement moteur est accru sans pour autant avoir plus de puissance. L’équilibre général de cette S60 reste excellent, ce qui augure de bons chronos. Fernand et son équipe ont fait un gros travail pour nous amener une voiture en top condition. Avec Eric Jamar et Thomas Neri, nous avons une belle carte à jouer dans ce tour d’horloge spadois et de plus, participer à une grande première technologique en Belgique me séduit."

(Com. Nordicar Racing Team (Marique Vincent) | Photo : Lucart)

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