Le hasard fait – parfois – bien les choses puisque les plus rapides en qualifications héritent de la pole lors du tirage au sort, Eric Janssens s’élançant aux côtés du Français Emmanuel Orgeval pour le plus grand plaisir des responsables du team X-Pect dont les voitures monopolisent les places en 1ère ligne. Comme toujours en VW Fun Cup, il ne faut pas attendre longtemps pour voir la hiérarchie bousculée, Damien Pulinx (MPM Racing), Franck Radet (e-Race) et Jeofrey Cognon (666 Racing Team) venant mettre leur grain de sel dans l’histoire dès les premiers tours.

Tout en conservant un rythme très élevé qui leur permet notamment de s’adjuger le record du tour (139.329), les champions en titre exploitent pleinement l’efficacité du Colson Racing lors des pitstops pour prendre progressivement leurs distances sur leurs poursuivants. Un chiffre situe leur avantage dans cet exercice : la VW Fun Cup n°19 ne reste arrêtée que 2’05’’ à son stand contre 2’17’’ pour sa plus proche rivale.

Contrôlant parfaitement la seconde moitié de l’épreuve, les champions ajoutent un nouveau succès à leur palmarès ; ils sont accompagnés sur le podium par Janssens-De Groof-De Kimpe (X-Pect Motorsport) qui résistent jusqu’au bout aux assauts de Radet-Servais (e-Race). On pointe ensuite Verbist-Pulinx-Pulinx (MPM Racing) et Crosset-Gressens (Amusement Park)..

La seconde confrontation, toujours dominée par… le soleil, démarre très mal pour une dizaine d’équipages qui se voient infliger une pénalité d’un tour pour ne pas avoir respecté la procédure de départ ; en l’occurrence, l’intervention des mécanos sur les voitures a dépassé les limites autorisées.

Chargé du premier relais sur la VW Fun Cup du 666 Racing Team, le jeune Cédric Bollen adopte d’emblée un tempo très élevé et remonte de la 10e à la 1ère position, s’installant en tête avec autorité devant de solides « clients » comme Manu Nava (Acome Racing) et Michel Simul (Colson Racing).

Comme en BTCS, le paramètre pneus va se révéler déterminant dans cette épreuve : certaines formations choisissent en effet de monter quatre nouvelles enveloppes, d’autres optent pour une solution intermédiaire et ne changent que les deux pneumatiques de gauche, d’autres encore choisissent de poursuivre leur route en composant avec un comportement moins précis.

Les meneurs optent pour la première solution, ce qui leur coûte un temps précieux. Les stratèges du Colson Racing jouent également la prudence en montant deux nouveaux pneus sur leur voiture de pointe… après avoir constaté l’état des gommes sur la 18 de Crosset-Gressens. Par contre, le clan MPM poursuit sa route sans rien changer en misant notamment sur la pointe de vitesse d’un certain François Verbist dans le dernier relais.

Une tactique gagnante : au fil des tours, la situation s’est décantée dans le groupe de tête et alors que s’ouvre l’ultime fenêtre des pitstops, il apparaît que la victoire va se jouer entre les fers de lance de MPM Racing et de e-Race, François Verbist d’un côté, Grégory Servais de l’autre. Leur match est superbe mais progressivement, le premier nommé prend ses distances pour l’emporter avec une grosse demi-minute d’avance : « Une belle cure de jouvence », sourit François à sa descente du podium.

Souvent malchanceux et soutenus sur place par Jean-Pierre Baudart qui avait toutefois préféré rester au repos après sa sortie de Mettet, Servais-Radet (e-Race) décrochent une belle médaille d’argent devant Simul-Systermans (Colson Racing), vainqueurs au classement cumulé. Ceux-ci devancent leurs équipiers Crosset-Gressens (Amusement Park) dont la régularité aux avant-postes doit être soulignée, et Maillet-Dubois-Dubois-de Fierlant (Racing Club Partners).

Course 1 :

  • 1 ; Simul-Systermans (Colson Racing), 104 tours
  • 2. Janssens-De Kimpe-De Groof (X-Pect Motorsport) à 12’’060
  • 3. Servais-Radet (e-Race) à 13’’345
  • 4. Verbist-Pulinx-Pulinx (MPM Racing) à 35’’199
  • 5. Crosset-Gressens (Amusement Park) à 36’’946
  • 10. Cognon-Bollen (666 Racing Team) à 1 tour

Course 2 :

  1. Verbist-Pulinx-Pulinx (MPM Racing) 105 tours
  2. Baudart-Radet-servais (e-Race) à 37’’564
  3. Simul-Systermans (Colson Racing) à 1’29’’256
  4. Crosset-Gressens (Amusement Park) à 1 tour

Classement cumulé :

  1. Simul-Systermans (Colson Racing) 67pts
  2. Pulinx-Pulinx-Verbist (MPM Racing) 66,5pts
  3. Servais-Radet (e-Race) 65pts
  4. Janssens-De Kimpe-De Groof (X-Pect Motorsport) 63 pts
  5. Crosset-Gressens (Amusement Park) 62,5pts