En remportant les deux courses des Mettet Fun Races, Michel Simul et Philippe Systermans ont effectué une bonne opération au championnat et montré qu’ils demeurent les premiers candidats à leur propre succession au faîte de la hiérarchie qui sera établie en fin de saison. Mais l’écart minime les séparant de leurs poursuivants à l’arrivée des deux rounds prouve que la lutte pour le titre s’annonce indécise.

Avec une quarantaine d’équipages en lice, ce deuxième rendez-vous 2011 a apporté une nouvelle preuve de la belle santé affichée par la VW Fun Cup. Aucune autre série belge affirmant une même philosophie – la compétition pour le plaisir à un coût raisonnable – ne peut en effet présenter un tel bilan.

Suspense jusqu’au drapeau à damier

Les deux rounds disputés à Mettet ont pris l’allure de sprints de trois heures qui se sont joués sur le fil. Samedi, 4 secondes seulement séparaient les deux voitures de tête à l’arrivée et dimanche, l’écart dépassait à peine les 7 secondes.

Le tirage au sort l’ayant rejeté assez loin sur la première grille de départ, Michel Simul a signé un début de course marqué du sceau de la sagesse, observant calmement la bagarre qui opposait en tête Nathalie Maillet (Racing Club Partners), Philippe Stéveny (Buy Way), Rainer Weisshaupt (AC Motorsport) et Jacques Levet (Allure Team).

Revenu au 2e rang en évitant tous les pièges, Michel Simul passait le relais à son ailier dans des conditions idéales et effectivement Philippe Systermans s’installait en tête alors que les autres ténors connaissaient leur lot de mécomptes. Même si un stop and go (dépassement sous drapeaux jaunes) relançait un moment le suspense, les champions 2010 gardaient le dernier mot, malgré une superbe résistance de Nicolas Jussy survolté au volant de la voiture du 66 Racing Team qu’il partage avec Cédric Bollen et Jeoffrey Cognon.

La safety-car… décisive

Le lendemain, la palme de la plus belle remontée revenait à Frédéric Bouvy (Delahaye Racing) : parti depuis la dernière ligne, il pointait en 3e position après 20 tours derrière Cédric Bollen (666 Racing Team) et Loïc Fontaine (AC Motorsport). Poursuivant sur sa lancée, le champion BTCS prenait la direction des opérations et à mi-parcours, son équipier Laurent Richard menait la danse avec 11 secondes d’avance sur Jeoffrey Cognon (666 Racing Team) et 18 sur Arnaud Quédé (AC Motorsports) . Eux aussi revenus du diable vauvert, Grégory Servais et ses équipiers d’e-Race occupaient la 4e place devant les lauréats de la veille. Si ceux-ci grimpaient ensuite de trois échelons, la victoire semblait difficile à envisager…

Tout basculait alors avec l’intervention de la safety car rendue nécessaire par un accident de Di Palma (Lux Racing Team) dans l’épingle du fond du circuit : Yannick Rummens, alors au volant de la voiture de tête, ne rentrait pas immédiatement au stand et quand Frédéric Bouvy reprenait sa place dans la file, il n’occupait plus que le 5e rang d’un peloton emmené par Michel Simul. Négociant parfaitement le restart, le leader n’était plus menacé et l’emportait devant Martial Chouvel (Acome Racing), sorti vainqueur d’un beau duel avec Loïc Fontaine (AC Motorsport), Frédéric Bouvy (Delahaye Racing) et Franck Radet (e-Race) pénalisé d’un stop and go pour avoir dépassé deux concurrents avant d’avoir franchi la ligne à la fin de la neutralisation.

Course 1 :

  • 1. Simul-Systermans (Colson Racing), 136 tours
  • 2. Cognon-Bollen-Jussy (666 Racing Team) à 04.412
  • 3. Nava-Chouvel (Acome racing) à 36.534
  • 7. Crosset-André-Gressens (Amusement Park) à 2 tours

Course 2 :

  • 1. Simul-Systermans (Colson Racing) 132 tours
  • 2. Nava-Chouvel (Acome Racing) à 07.675
  • 3. Fontaine-Quédé-Weisshaupt (AC Motorsport) à 08.493
  • 4. Bouvy-Rummens-Richard (Delahaye Racing) à 08.741
  • 7. Crosset-André-Gressens (Amusement Park) à 1 tour
  • 10. Cognon-Bollen-Jussy (666 Racing Team)