Comptant parmi les épreuves phares de la compétition des rallyes ASAF de la Communauté Française, la Famenne, organisée par l'Automobile Club Famenne Bayard, a rassemblé près de 200 équipages... ce qui n'a pas été sans provoquer de nombreux soucis qui ont entraîné bien des retards, et abouti à l'annulation des deux dernières spéciales. Sans parler des nombreuses neutralisations et autres revers "administratifs".
Qu'à cela ne tienne, la lutte a été belle et en Division 4, et le duel entre les Hérion père et fils a une fois encore tourné à l'avantage du paternel, copilote de Jean-Pierre Van de Wauwer sur une Skoda Octavia WRC comme de coutume synonyme de grand spectacle. Mais Harry Hérion, copilote de David Bonjean (Subaru Impreza WRC S11) n'a pas démérité, et son heure viendra. Bonjean a fini par sortir de la route, avant d'être aidé pour regagner le droit chemin, alors que son embrayage avait souffert. S'en suivait une mise hors-course que l'on peut qualifier de logique.
Derrière l'ami "Vande", on retrouvait finalement Olivier Collard, régional de l'étape au volant de sa Subaru Impreza WRX STI, ainsi qu'un Grégory Sacré (BMW M3 E46) qui a parfaitement relayé Jordan Scaillet (BMW M3 E90), lorsque ce dernier renonçait suite à des ennuis de suspension. Michel Wilders (Honda Civic Type R) dominait Patrick Bourgeois (Renault Clio R3) d'un bout à l'autre du rallye en Classe 13, tandis que Ghislain de Mévius (Ford Fiesta R2) était tout simplement inabordable en Classe 12.
Hécatombe
En Division 123, les leaders se sont succédé et sont quasiment tous tombés. Outre Laurent Wilkin (Peugeot, cardan), Bruno Blaise (Renault Clio RS, moyeu suite à une mauvaise corde), Philippe Castremanne (Suzuki Swift, barre de train arrière) et Ringo Servais (Renault Clio RS, freins) ont cru l'emporter, mais c'est finalement Patrick Grignet (Renault Clio RS) qui a enlevé la palme. Il a devancé le Liégeois Raphaël Lejeune (Renault Clio RS), ainsi que la Mitsubishi Lancer Evo7 d'Eric Gillet, lauréat en Classe 7.
Dans les autres classes, on notait les succès de Thibaut Radoux (Clio, Cl.6), Christophe Doeran (Saxo, Cl.9), Julien Delleuse (Corsa, Cl.5), Xavier Ancion (Integra, Cl.3), Marc Delfosse (Swift, Cl.4), David Delvigne (Micra, Cl.8), Pol Jacob (106, Cl.2) et Gaëtan Monseur (325i, Cl.11).
#76 RADOUX Thibault - DE BOLLE Eric | Renault Cio RS | 5e général et 1er de classe 6
#103 DELBOUILLE Lionel - SERVAIS Donatienne | Opel Corsa | 20e et 5e classe 9
#118 MASSON Vincent - RICHARD Jean-Michel | BMW Compact | 47e et 4e de classe 6
#160 SMEEKENS Michel - HAID Julien | Citroën Saxo VTS | 53e et 9e de classe 5
#26 BLAISE Bruno - NOEL Alphonse | Renault Clio RS | Abandon
La 32e édition des 24h de Zolder a été remportée haut la main par la Porsche 997 Cup S/First Motorsport pilotée par Bert Longin, Anthony Kumpen, Henk Haane et Frank Belien. Une édition 2010 qui ne restera pas gravée dans les annales tant le plateau manqua de consistance et le suspense aux abonnés absents, exception faite des 5 premières heures.
La Porsche/Chad Racing était la première à abdiquer (moteur cassé) tandis que les trois autres challengers allaient vivre une nuit pour le moins mouvementée.
Si la Porsche/Limburg Racing s'en sortait à bon compte, en revanche la Viper/KRK allait être victime de surchauffes à répétition avant de finalement renoncer sur bris de boîte de vitesse.
Alors qu'elle avait longuement occupé le second rang, la Porsche/AD Sport était victime du même mal peu avant la mi-course. Quant à la Porsche/NGT Racing de Ruben Maes, sa folle remontée était stoppée net par un bris de moteur alors qu'elle occupait la 6e position. Pas plus de réussite pour la Mosler/Topcats Racing qui, après bien des ennuis, reprenait la piste pour signer le record du tour avant de jeter définitivement l'éponge quelques instants plus tard.
Tant et si bien qu'au petit matin, la Porsche/First Motorsport disposait d'un avantage de 11 tours sur la Porsche GT3 Cup/NGT Racing de Geoffroy Horion, magnifiquement revenue après divers petits soucis, et 33 ( !) sur la Porsche/Limburg Racing. Cette dernière précédait de peu la Porsche 997 RS/Scuderia Monza, elle-même sous la menace de la Porsche/Level Racing, bien remontée après sa touchette du début de soirée.
En effet, la Porsche/NGT Racing rescapée perdait énormément de terrain suite à des ennuis de cardan tandis que la Porsche/Level Racing était ralentie par des problèmes de suspension. Pire une boîte de vitesse cassée la contraignait à l'abandon en vue de l'arrivée.
Tant et si bien que le quatuor Longin-Kumpen-Haane-Belien n'avait plus qu'à se laisser glisser vers l'arrivée et offrir à Jo Jamers la victoire dont il rêvait depuis si longtemps.
Notons que seules 11 voitures ont franchi la ligne d'arrivée. La dernière étant la petite Lotus Exige AM Racing, laquelle concède toutefois la bagatelle de 474 tours aux vainqueurs...
Pour sa cinquième édition, la Montée Historique du Maquisard s’est offert une nouveauté : la pluie ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dimanche 15 août a été marqué par de véritables trombes d’eau s’abattant dans la région de Spa. Des conditions exécrables qui auraient miné le moral de plus d’un organisateur, mais du côté de la Royale Ecurie Ardennes, le sourire était malgré tout de rigueur. En effet, ce sont plus de 120 concurrents qui se sont présentés ce matin sur l’aire de départ, prêts à affronter les 2340 mètres d’une côte désormais célèbre, reliant le hameau de Marteau au Monument du Maquisard Inconnu, à La Reid.
Toujours plus fort, un public nombreux a affronté les hallebardes pour assister à un immense festival de travers et de pirouettes, qui n’aura finalement occasionné que peu de dégâts, si l’on excepte la Vauxhall Magnum 1977 de Benoît Galle, sévèrement chiffonnée en fin de journée. Un public de passionnés de spectacle, mais aussi de voitures anciennes, comme le veut la tradition dans la région, qui a pu apprécier à leur juste valeur les passages répété de Robert Eyben, engagé de dernière minute au volant d’une superbe Aston Martin Grand Prix de 1925, dont les évolutions dans le cadre aquatique du Maquisard 2010 ont suscité l’admiration. Que dire alors de la Chevrolet Corvette 1959, dont la sonorité du V8 de 5,7 litres résonne encore dans la côte… Parmi les plus anciennes, on pointait encore la Peugeot 203 de l’inévitable et fantasque Georges Chalsèche, qui évoluait en qualité de voiture ouvreuse, la Porsche 356 B de Michel Adam, la Hillman Imp de Pascal Collard, la Ford Anglia de Jean Dejardin, ou encore la véritable Renault 8 Gordini de Vincent Delhasse.
Ex-æquo !
Inaugurée l’an dernier, la Montée en Or est un exercice chronométré qui apporte une touche de piment à ce qui reste une grande démonstration. Une joute non obligatoire qui a néanmoins récolté un franc succès, et qui devait aboutir à une Super Finale en bonne et due forme, réunissant les 10 pilotes les plus rapides au terme de la Montée en Or.
Est-ce la magie du Maquisard ? Ou simplement le hasard ? Quoi qu’il en soit, au terme de ces deux montées contre le chrono, Jean-Pierre Van de Wauwer (Lancia Beta Monte-Carlo 1975) et Tony Kevers (VW Golf 2 GTI 1984) étaient crédités du même chrono, au centième de seconde près : 1’33’’24 ! Comme il est de coutume lors des épreuves historiques, c’est la plus ancienne des voitures qui était déclarée lauréate, en l’occurrence la Lancia du Verviétois… « Quelle belle journée… malgré cette météo détestable, commentait l’ami Vande. Ma voiture continue de bien progresser, et par rapport à l’an dernier en pneus slicks, je n’ai perdu que 3 secondes dans la montée sous la drache ! Une fois de plus, l’organisation a été parfaite, et avec le coup de pouce d’Eric Marnette, qui officie régulièrement comme copilote à mes côtés, nous avons permis à de nombreux invités de découvrir les charmes de la côte pour voitures anciennes. Je suis super content de gagner, et je tiens à féliciter Tony pour sa performance… »
Un Tony Kevers se plaignant d’un léger manque de punch d’une VW Golf 2… qui semblait pourtant accélérer comme un avion. Le citoyen d’Aubel a néanmoins été récompensé de la coupe revenant au pilote le plus rapide du jour, hors coefficient d’âge du véhicule.
Auteur du troisième meilleur temps absolu, Bernard Cornet évoluait au volant d’une VW Coccinelle 1973 propulsée par une mécanique issue d’un bloc 2,4 litres initialement destiné au Combi VW. Il était dès lors renvoyé dans la classe PH SR, et n’était pas retenu dans le classement officiel concernant les seules classes PH 15, 16, 17 et 18.
Les honneurs de la plus petite marche du podium général revenaient dès lors à Bernard Lamy, une nouvelle fois étincelant au volant d’une redoutable Volvo Amazon 1966. Le top 5 était complété par deux artificiers de la propulsion, en l’occurrence Johnny Delhez (Ford Escort RS2000) et André Lausberg (Opel Kadett GT/E), séparés par… 53 centièmes de seconde au terme de la Super Finale ! Chaud devant…
Mustang, Alpine, Manta… et Escort
Si les différentes classes sont tombées dans l’escarcelle de Réginald Togaert (Peugeot 205 Rallye, Cl.15), Grégory Penders (Toyota Corolla, Cl.16), Jean-Pierre Van de Wauwer (Lancia Beta Monte-Carlo, Cl.17) et Eric Nandrin (Renault 5 GT Turbo, Cl.18), il convenait de souligner la très belle performance de Raphaël van der Straten, venu affronter les spécialistes locaux au volant de sa superbe Ford Mustang 1967 idéalement chaussée… pour le sec ! Le très enthousiaste responsable de l’équipe VDS Racing Adventures a surpris une première fois tous les observateurs en se propulsant dans le top 10 à l’issue de la Montée en Or. Et il ne s’arrêtait pas en si bon chemin, se classant finalement au 8ème rang absolu, pour ce qui n’était que sa deuxième apparition au volant de cette Mustang très puissante, mais pas facile à maîtriser, surtout sous la pluie. Chapeau !
De belle progression, il en était également question pour Daniel Reuter, qui découvrait les joies du pilotage d’une Alpine A110 Gr.4 1970, propriété d’Hervé Dykmans, le responsable de Garage Passion. L’habituel pilote de la Porsche 914/6 a fini par trouver ses marques, tout en veillant à ne pas dépasser les limites de cette ex-voiture officielle. Et l’ami Daniel y a pris goût !
Quant au jeune Liégeois Harry Bouillon, qui s’illustre dans le championnat de Belgique des rallyes en Classe N2 (il devrait être titré à l’Omloop van Vlaanderen), il a effectué ses premiers pas en ancienne au volant d’une Alfa Romeo Giulia 1965, et promis, juré, on le reverra à ce niveau de compétition !
Pour être complet, signalons encore que le Prix du Spectacle a été décerné à Michel Querinjean, expert dans l’art de faire virevolter l’Opel Manta. Il devançait à l’applaudimètre Sébastien Gillis (BMW 325i) et Maxime Hebrant (Opel Manta). Quant au Roi de l’Escort, titre hautement important au Maquisard, il s’agissait cette année d’OIivier Querinjean, le frère de l’autre, qui a devancé Emmanuel Beckers et Johnny Delhez.
A l’issue d’une remise des prix forcément animée, Robert Vandevorst, responsable de la Royale Ecurie Ardennes, ne pouvait que fixer rendez-vous à la mi-août 2011, pour une sixième édition qui devrait réserver de nouvelles surprises… « Le succès est là, l’aspect démo sera bien sûr conservé, mais pour le reste, nous allons continuer de cogiter, conclut Robert. Cette année, nous avons dû refuser plus d’une quarantaine de concurrents, ce qui me chagrine assez… A nous de trouver une ou des solutions pour faire encore plus d’heureux. Et cette fois, nous n’oublierons pas d’inviter le soleil ! »
“En dépit de tout ce qui a pu se passer, j’ai vécu un super week-end avec mon team’’.
Tels étaient les mots d’Olivier Muytjens au moment de quitter son box à Francorchamps.
“Nous avons rencontré beaucoup de difficultés au cours des journées qui ont précédé la course, avec tout le foin fait autour de notre voiture lors du contrôle technique. Mais une fois que la course a débuté, tout s’est bien passé. Les pilotes ont abattu un super boulot, l’équipe a tourné comme une horloge, et la voiture n’a jamais faibli. Hélas, notre pilote italien Bruno Barbaro a été impliqué dans une collision qui a malheureusement provoqué notre abandon. Bruno était donc à la base de ce retrait, mais les autres pilotes, Brody, René Marin et le jeune Christoff Corten, étaient particulièrement déçus, alors que leur progression était remarquable.’’
La Porsche 997 Cup #91 Level Racing s’est présentée mardi aux opérations de contrôle technique. Le début de deux journées pénibles pour le jeune team originaire d’Eupen. C’est seulement jeudi soir que cette situation prenait une tournure plus positive. “Quelques jours avant le coup d’envoi des 24 Heures de Spa, nous avons été informés que notre réservoir d’essence devait être remplacé, ce qui consistait en une opération coûteuse. Je ne peux que difficilement comprendre qu’une formation de modeste envergure se retrouve mise devant le fait accompli, alors que le nombre d’engagés aux 24 Heures de Spa n’était pas très important. Afin d’engager la voiture, j’avais déjà effectué d’énormes sacrifices financiers, et en retour, on se retrouvait interdits de départ. Je ne comprends pas, et je dois avouer que lorsque tout s’est arrangé, j’ai poussé un ouf de soulagement. Nous pouvions dès lors enfin nous concentrer sur l’aspect sportif…’’
La Porsche Level Racing de Bruno Barbaro, Brody, René Marin et Christoff Corten se qualifiait au 39ème rang en vue des Total 24 Hours of Spa. Dès le départ, l’équipage se fendait d’une progression impressionnante et surtout très régulière. En dépit des conditions météorologiques très compliquées, le rythme rapide de la course et la qualité exceptionnelle de la liste des engagés, les quatre pilotes n’en finissaient pas de progresser dans la hiérarchie. Et une fois passé le cap de la mi-course, c’est la 20ème place absolue, et la 3ème en GT National derrière les inaccessibles BMW M3, qui tombaient dans l’escarcelle du team. Un podium était donc tout à fait possible pour la formation d’Eupen.
Cette remontée n’allait hélas pas durer, et c’est un accident qui mettait un terme à la semaine compliquée de Level Racing. Bruno Barbaro s’accrochait avec un autre concurrent, “et les dégâts étaient trop importants pour entamer les réparations. C’en était donc terminé, commente Olivier Muytjens. Malgré tout, je conserverai de bons souvenirs de cette aventure. Mon team a parfaitement œuvré, la voiture n’a pas montré le moindre signe de faiblesse, et je pense que nous sommes prêts à aborder le futur. Et pourquoi ne pas rêver de ce nouveau championnat que SRO entend mettre sur pied ?’’
Pour son retour au calendrier, en ce premier dimanche d’août, le Rallye-sprint d’Haversin s’est déroulé sans encombres. Une belle source de satisfaction pour les nouveaux organisateurs namurois ainsi que pour les 99 équipages qui ont finalement pris le départ.
Clôturant le top 10, les tractions avant n’étaient pas en reste avec, dans un ordre finalement logique, Johan Van Den Dries devant Yves Matton et Bernard Servais. Passablement retardé pas des soucis mécaniques lors du troisième exercice du jour alors qu’il jouait avec eux, Patrick Bourgeois échouait en 12ème position mais se consolait avec la victoire en classe 13.
Chez les concurrents équipés de pneus conventionnels, il n’y en eut que pour la famille Wilkin qui s’offrait tous les meilleurs temps du jour pour s’imposer avec plus de 23" d’avance. De retour, Lionel Delbouille emportait la classe 9.
SERVAIS Bernard - LOUETTE Michaël | Ford Fiesta R2 |10e division 4 et 3e de classe 12
DELBOUILLE Lionel - MATHIEU Christian | Opel Corsa Gsi | 12e div 1-2-3 et 1er de classe 9
HEBRANT Maxime - DELREZ Thomas | Opel Manta B | 15e général et 10e classe 10
DUCACHET Laurent - KHEROUANE Yassine | Citroën Saxo Vts | 46e général et 10e de classe 5