Photos : http://www.racing-pictures.be/

A la veille des 12 Heures de Spa, les quatre premiers rangs du championnat étaient occupés par Vosse-Bouvy, Thiry-Radermecker, Vanbellingen-Coens et Hemroulle-Verbergt. La course a confirmé la supériorité de ce quatuor – représentant quatre marques différentes – constamment pointé aux avant-postes. Ce tour d’horloge a par ailleurs permis à plusieurs autres teams de se mettre également en vedette, qu’il s’agisse de Beliën-Cuyvers, Delcour-Meert-Decour, Essers-Sougnez-Vansande et de lauréats parfois surprenants dans les diverses classes.

Miracle, les vannes célestes se sont refermées lorsque la course est lancée. Prudents, les leaders ont cependant tous opté pour des pneus pluie et ils abordent en bon ordre le premier passage au raidillon sous la conduite de Bouvy (Renault).

Il ne faut guère attendre pour enregistrer les premiers coups de théâtre avec les abandons des deux équipages favoris en classe T3, Hardmann-Leventis-Wolker et Qvick-Jonckheere-Colman, moteur cassé sur les deux BMW M3. C’est ensuite Horion - pourtant revenu de la 19e à la… 1ère place - qui passe au ralenti devant la tribune : roue avant gauche touchée dans un contact avec un concurrent plus lent, la Mégane du TBR parvient à rallier son stand mais c’est pour y abandonner, porte-moyeu cassé.

La météo virant (enfin) au beau, le passage aux pneus slicks s’impose et c’est Vanbellingen (BMW) qui donne le coup d’envoi de la grande valse des pit-stops. Seul parmi les teams de pointe, MI choisit de laisser Thiry en piste le plus longtemps possible pour tenter de passer le cap des 3 heures avec un seul arrêt ; un mauvais calcul puisque la Jaguar perd le contact avec le groupe de tête toujours emmené par la Renault de Vosse-Bouvy-Franchi et la BMW de Vanbellingen-Coens-Maes.

Les favoris au rendez-vous

Ce sont d’ailleurs ces deux équipages qui décrochent le maximum de points lors de la « distribution » prévue après trois heures de ronde ; on pointe ensuite Mollekens-Defourny-Chouvel (Renault), Thiry-Radermecker-Duez (Jaguar) et Hemroulle-Verbergt (Audi), lesquels dégringolent peu après dans la hiérarchie lorsqu’un bris de moyeu avant gauche consécutif à une crevaison les oblige à rester un long moment au stand. On note aussi les soucis de cardan et de diffuseur qui coûtent un temps précieux à Schroyen-Fumal-Soulet (Renault).

Selon l’expression consacrée, les positions vont alors se stabiliser puisqu’à mi-course, on retrouve le même quatuor en tête du peloton. Cependant, la Jaguar voit son retard sur la Mégane passer à 11 tours. En cause, un câble de commande de boîte défaillant qui a imposé une longue intervention des mécanos de l’équipe dirigée par Willy Plas. Derrière les ténors apparaissent plusieurs équipages dont la régularité et le brio font merveille. Ainsi la 5e place revient à Beliën-Cuyvers, impressionnants aux commandes de leur BMW 120d, qui devancent Rosoux-Bader-Geoffroy nets leaders en classe 2 sur leur Renault Clio, et Brinkmann-Jakobs-Van Elderen étonnants sur leur BMW M3 pourtant plus toute jeune. La classe S2 réservée aux Touring Cup est emmenée par le trio Delcour-Meert-Decour qui profite des ennuis de commande de boîte frappant la voiture au volant de laquelle le jeune Sougnez a signé un début de course époustouflant.

Beliën-Cuyvers et Delcour-Meert-Decour à la fête

Cette deuxième tranche des 12 Heures est malheureusement fatale à plusieurs animateurs du début de course. On songe notamment à Rosoux-Bader-Geoffroy stoppés dans leur élan par un bris de moteur, ou à Packeisen-Haddouche-Okiesa également victimes de leur mécanique. Beliën-Cuyvers voient par contre leur superbe prestation ponctuée d’une 5e place absolue démontrant clairement le potentiel de la BMW à moteur diesel. Ils précèdent sur la ligne Moonens-Redant-Vandermaesen revenus du fin-fond du classement et une fois encore au rendez-vous malgré des problèmes de commande de boîte de vitesses. Pour leur part, Sylvie Delcour, Jean-Claude Meert et Yvon Decour signent la course parfaite sur une Touring Cup de l’équipe Streetmachine ; conjuguant vitesse et régularité, la Liégeoise et ses deux ailiers décrochent la palme dans une classe S2 dynamitée par Sougnez-Essers-Vansande qui sauvent leur médaille d’argent malgré un bris de cardan survenu à une demi-heure de l’arrivée.

Client privilégié de la guigne depuis le début de saison, le team Trading Performance a cette fois la satisfaction de voir ses deux Renault Mégane croiser le drapeau à damier. Ayant perdu un temps précieux lors de deux remplacements du diffuseur aérodynamique, Schroyen-Fumal-Soulet se hissent dans le top 10 au terme d’une remontée menée à bride abattue. Leurs équipiers Hallyday-Gosselin-Kelders, victimes de persistants soucis électriques et d’une pompe à essence récalcitrante, ont eux aussi la satisfaction de terminer ces 12 Heures.

Au tableau d’honneur, on pointe encore les Adriaenssens père et fils impeccablement secondés par Van Riel sur la VW Golf lauréate dans une classe T2 dont les ténors ont successivement jeté le gant, en proie à de gros soucis mécaniques. Malgré une boîte bloquée… en cinquième, Ubeda-Vanderschrick-Mathieu (Renault Clio) s’y classent 2e devant Culot-Jamar-Beulen-Pecoraro (Peugeot 206) immobilisés durant 20 minutes par un bris de triangle de suspension consécutif à un contact avec une Silhouette.

Classement final

  • 1. Vosse-Bouvy-Franchi (Renault Mégane) 255 tours
  • 2. Vanbellingen-Coens-Maes (BMW M3 Silhouette) à 8 tours
  • 3. Thiry-Radermecker-Duez (Jaguar X-Type Silhouette) 15 tours
  • 4. Hemroulle-Verbergt (Audi A4 Silhouette) 19 tours
  • 5. Beliën-Cuyvers (BMW 120d) 20 tours, 1ers T3
  • 6. Moonens-Redant-Vandermaesen (BMW M3 Silhouette)
  • 7. Delcour-Meert-Decour (Touring Cup) 22 tours, 1ers S2
  • 8. Barthe-Dumont-Schmit (BMW M3) 26 tours
  • 9. Brinkmann-Jakobs-Van Elderen (BMW M3) 27 tours
  • 10. Schroyen-Fumal-Soulet (Renault Mégane) 28 tours
  • 11. Van Riel-Adriaenssens-Adriaenssens (VW Golf), 1ers T2
  • 12. Ubeda-Vanderschrick-Mathieu (Renault Clio) 31 tours
  • 13. Essers-Sougnez-Vansande (Touring Cup) 33 tours
  • 14. Culot-Jamar-Beulen-Pecoraro (Peugeot 206) 34 tours
  • 15. Franchi-Warroquiers-Turco (Renault Clio) 35 tours
  • ...